jeudi 7 mai 2009

Avril : des œufs, du sucre & 1 Roy

Retour sur notre mois d’avril où transition de saison rime avec tradition.

C’est en cette 2ème fin de semaine de ce 4ème mois de l’an 2009 que toutes nos sorties se sont concentrées, opportunistes que nous sommes, car c’est la fin de semaine de Pâques!

Le samedi avant un souper familial de Pâques dans le coté paternel de Marie, nous pointons notre museau dehors, arpentant pour l’occasion des allées qui doivent vous être aussi familières que nous si vous êtes des lecteurs assidus de ce blogue ! Les espaces boisés et les pelouses du Bois de Coulonge se verdissent. La température des rayons printaniers du soleil est inversement proportionnelle à la hauteur de neige. L’impression que l’hiver achève s’empare de nous, autorisant un timide délestage vestimentaire. Séances photos et autoportrait…Simulation et repérage de futurs clichés estivaux…



Pâques, ce n’est pas seulement les œufs mais aussi le temps des sucres ! Au Québec, le temps des sucres est synonyme de printemps. On troque mitaines et tuques pour une palette.
Que serait Pâques au Québec sans la traditionnelle sortie à la cabane à sucre !
En ce dimanche pascale, direction de l’Estrie, pour nous rendre, sans détour par le Mont Orford ( ;-) ), à la cabane à sucre de Raynald, un oncle à Marie. Retrouvailles avec bon nombre de membres de la famille. L’occasion de jaser dans une ambiance chaleureuse.
Le menu est à la hauteur des traditions, jambon au sirop d’érable, œufs au sirop, petites patates rissolées et pour finir, crêpes…devinez à quoi !
Mais le clou de la journée, ce qui devait rester gravé dans ma mémoire de français expatrié au Québec, c’est le « lichage » de la palette. A la croisée d’une simple dégustation et d’une orgie gustative aux poses suggestives, le lichage de palette ne se décrit pas, il se vit !
Laissez au placard les règles élémentaires d’hygiène et de bien séance, ici tout le monde trempe sa palette dans le sirop d’érable encore chaud.
La chaleur conférant au sirop un aspect liquide mais tout aussi collant, vous imaginez les postures et gestuelles que ce sucrage de becs infligent ! Bien entendu, un appareil photo est toujours à proximité pour immortaliser cela ! Blague à part, s’il est un signe de partage des traditions québécoises, c’est bien celui là. C’est assez flatteur d’être invité à de telles pratiques, témoignage de mon intégration au sein de la famille si ce n’est au sein du Québec.


Le festival de la langue tirée se termine par la non moins traditionnelle tire sur la neige. S’il reste des dents épargnées par le sucre, la tire vient colmater les dernières !

La découverte du travail d’un acériculteur se mêle au plaisir de déguster le sirop d’érable 2009, telle un beaujolais nouveau, mais moins fruité ! Le taux de sucre dans le sang remis à niveau, nous reprenons le chemin retour en direction de Québec. Heureusement que les contrôles glycémiques ne se font pas encore sur les routes !!
Lundi de Pâques, profitant d’une vraie belle journée printanière, nous empruntons le chemin du Roy en direction de Trois-Rivières. Trajet déjà suivi mais que nous ne nous lassons pas de refaire tant il diffère selon les saisons. La route sillonne le long du fleuve, traversant de multiples villages où nous nous prenons à rêver de villégiature…

Premier pic-nic, dans l’auto certes, mais le nez face au fleuve !
Première marche sur la plage jonchée des débris hivernaux laissés ça et là par la marée.
Première terrasse, un cocktail à la main (ca donne un air d'été!!) sur l’une des rues animées de Trois-Rivières.

Déjà cette longue fin de semaine de 3 jours touche à sa fin, il est temps de rentrer sur Québec. Comme pour retarder le moment où cela doit finir, nous décidons de changer de rive. C’est donc un regard neuf qui s’offre à nous, celui de la rive sud du fleuve. De beaux points de vue, certes moins nombreux, mais l’occasion de repérer quelques « spots » intéressants pour de futures ballades.

Rideau de fin sur notre fin de semaine pascale qui fut un régal pour les yeux autant que pour l’estomac même s’il ne faudrait pas en abuser (je parle pour l’estomac!).

dimanche 5 avril 2009

Papillons en Fête

Comme à chaque printemps, un centre jardin de la ville de Québec organise une exposition de papillons. Durant 1 mois et ½ sont réunies dans une serre les plus belles espèces de papillons.
Téléobjectif & mode sport activé sur l’appareil photo, caméscope braqué sur le moindre mouvement de ces gentilles bestioles, nous partons à la chasse « numérique ».

Dans une chaleur et moiteur tropicale qui nous ferait oublier que dehors c’est encore mars, nous marchons parmi eux, à peine perçu comme des étrangers.
Les plus téméraires ou les plus curieux, se posent sur nous, faisant la joie des nombreux enfants présents. De ces multiples contacts avec l’humain, les papillons en portent les stigmates. Plusieurs d’entre eux sont déjà bien maganés mais il nous est encore possible de nous émerveiller devant leur beauté, leurs couleurs.

Les nombreuses fleurs présentent dans la serre et les installations de nourriture permettent de fixer sur pellicule ces animaux si étranges.

Chaudière & Champlain

Tels des marmottes, nous sortons de notre hibernation pour faire quelques ballades. Les dernières semaines ayant été occupées par l’ouvrage artistique de création de nos faires parts pour nos invités québécois.
C’est ainsi que profitant d’un des 1er redoux de cet hiver nous nous sommes rendus sur la rive sud de Québec, juste après les ponts. L’une des 1ères sorties de l’autoroute mène au parc des chutes de la rivière Chaudière. Lieu de pique-nique en été, en cette fin d’hiver, la chute est encore sérieusement prise dans les glaces.

Le temps de quelques poses photographiques, de profiter du spectacle glacé, nous quittons ce paysage magnifique mais venteux.
Afin de prolonger la ballade en ce samedi de mars, nous bifurquons sur le chemin retour.
Un arrêt le long du fleuve, pour arpenter la non moins venteuse promenade Champlain.

Les rigueurs de l’hiver donnent à voir quelques traces mais la récente douceur a déjà eu raison des bancs de neige. Le fleuve retrouve des allures plus liquides, débarrassé de ses glaçons. Fixant l’amorce du printemps sur pellicule, nous ne manquons pas de faire quelques portraits et autoportraits.

mardi 24 février 2009

Un samedi en famille

Samedi 21 février

En ce beau samedi hivernal, nous avons eu une invitation des parents de Marie-Ève pour aller faire de la raquette dans la région de Portneuf (environ 45min de route de Québec). Comme Dame Nature venait de nous gâter de 25cm de nouvelle neige, l'invitation était difficile à refuser.

Saint-Valentin

La célébration de l’Amour se distille un peu tout au long des 364 jours de l’année mais nous avons tenu à souligner l’événement comme il se doit.
C’est ainsi que sous un soleil radieux, en ce 14 février, nous sommes partis pour la journée dans la belle région de Charlevoix.
Levés à une heure raisonnable pour un samedi matin, nous prenons la route vers Baie St Paul. Les cotes s’enchaînent au sommet desquelles un splendide paysage hivernal s’offre à nous.

Arrivée à Baie St Paul pour l’heure du diner, nous nous sommes installés à la table d’un restaurant pub. La cuisine d’inspiration locale met à l’honneur des plats « traditionnels » agrémentés de la spécialité de la région, les fromages.
Le pub étant également une micro brasserie, je me délectais d’un assortiment de 4 bières produites localement.

Satisfait de notre arrêt gastronomique, nous reprenons la route, celle qui longe le fleuve pour en savourer les paysages. La route est comme un sillon entre mer (le fleuve) et montagne. De chaque coté, la couleur dominante est le blanc. Le fleuve gelé sur ses rivages, laisse entrevoir des navires, des cargos...

Arrivée à La Malbaie, nous nous plongeons dans un tout autre environnement, celui des machines à sous du casino ! Peu enclin aux jeux, nous nous montrons plus que raisonnable en ne jouant que les 2$ en poche. Le pire étant que nous avons tout de même joué près de 45mn avec ces 2$, passant d’une machine à une autre, rejouant nos gains de l’une sur l’autre !
Vite saturés, nous fuyons ce temple du rêve et du capital, pour reprendre la route de retour vers Québec.
Planification parfaite ou heureuse coïncidence, l’heure à laquelle nous empruntons la route des montagnes nous permit de profiter d’un superbe coucher de soleil.

Arrivée à Québec, le romantisme de la journée se prolongea par un apéro au champagne suivi d’un bon souper accompagné de rien de moins qu’un Lalande de Pomerol !
Et pour clore une fin de semaine placée sous le signe de la célébration de notre amour, quoi de mieux qu’un spa !
Comme en décembre dernier, nous avons profité des vertus apaisantes et vivifiantes de la thermothérapie. Comme la 1ère fois, nous avons sagement accompli nos 4 cycles d’alternance de chaud et de froid, entrecoupés de bonnes séances de relaxation et de détente dans les bains tourbillons extérieurs.

Une fois encore, nous avons expérimenté toutes les sources de chaud et de froid, notamment la rivière ! Sensation rafraîchissante que de se plonger le corps, enfin une partie, dans la rivière, au milieu des glaces !
C’est donc ainsi qu’en bon « valentin » nous avons fêté le 14 février.
Mais si cette fin semaine ressemble à une compilation de sorties romantiques, il n’en reste pas moins que nous prenons soin de savourer notre amour chaque jour du reste de l’année...

mercredi 11 février 2009

Publipostage prénuptial

Après plusieurs heures de conception, nous sommes en mesure de faire un envoi massif de nos faireparts de mariage.
Nous sommes fiers du résultat et avons hâte de recevoir des réponses positives !
Surveillez votre boite aux lettres…

mardi 3 février 2009

On a retrouvé Amélie Poulain !





Pour devenir « l’homme parfait », il ne me restait qu’à développer des compétences culinaires. Mais pas n’importe lesquels, une en particulier. L’accès à la perfection prenait la réalisation de crèmes brûlées (en tant que français, ça doit faire partie de mes gênes !)

Afin de compenser de piètres talents de cuistot, j’ai offert à Marie pour Noel, un kit complet pour faire des crèmes brûlées digne de ce nom. C’est ainsi qu'en janvier, le coup d’essai fut transformé en coup de maître.
Suivant scrupuleusement la recette figurant sur le livre accompagnant le cadeau (on fait les choses bien ou on ne les fait pas !), nous entamions le (long) processus de création de ce dessert. Nous anticipions la dégustation de ce met en formation devant nos yeux, salivant au passage.
En bon assistant que je suis, je mis la main à la pate, de là à dire que mon statut de perfection fut atteint, il faudra demander l’avis à l’unique membre du jury !
En digne héritière de l’héroïne de Jean-Pierre Jeunet, Marie alias Amélie, armée de la célèbre petite cuillère, cassa magistralement la croute de notre 1ère crème brulée.
Divin, succulent avec dans la tête quelques notes de Yann Tiersen pour être plus encore dans l’ambiance du film…
Pour une 1ère expérience, ce fut réussi.
La fonction olfactive du blogue n’étant pas disponible, vous devrez vous contenter de l' image !